Par Cécile Petit
Ça fait des années que je veux changer le monde. Petite déjà. Ça m’était intolérable d’entendre parler de la famine. De l’extrême pauvreté. Des injustices de toute sorte. Puis je voyais bien la souffrance même en bas de chez moi. J’avais envie de sauver le monde. De rétablir la justice. À 18 ans je suis partie dans l’humanitaire au Burkina Faso. Et à 20 ans j’ai fais des études dans la gestion et la protection de la nature. Puis une licence professionnelle dans la solidarité internationale et le développement durable.
J’ai vite compris que je ne pourrais pas changer le monde dans les pays dont je ne connaissais pas les codes culturels.
Je me suis engagée dans l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale. Et rapidement, j’ai travaillé pour plusieurs associations telles que le CCFD Terre Solidaire, Artisans du monde, les Jardins de Cocagne. Pour rapidement m’intéresser à l’Ecologie Profonde. À l’Ecologie relationnelle. Et à l’importance de savoir écouter vraiment chaque individu. Même et surtout celui qui a perdu tout espoir en l’humanité et en son pouvoir d’agir en faveur de plus de justice sociale ou environnementale. Pouvoir se mettre en mouvement pour vouloir transformer le monde, ça part d’un mouvement interne nécessaire et du lien avec l’Autre. Notre pédagogie s’inspire et s’appuie sur cet aller retour permanent et complémentaire entre ce qui fait du vivant en soi et ce qui fait de la force collective en puissance. Et réciproquement. Personne ne se fout des dysfonctionnements à l’œuvre dans notre humanité. Il s’agit de pouvoir contacter en soi avec l’appui de l’Autre et du groupe ce qui fait frein au changement et ce qui fait ressource pour aller de l’avant. C’est ce que l’on nomme la pendulation en neurosciences. On vous en parle dans un prochain article 
